Lorsque le réseau électrique tombe en panne à l'étranger et au pays, ce sont les familles ouvrières qui paient la facture

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Samedi dernier, à La Havane, dix millions de personnes se sont réveillées dans des maisons sombres et des réfrigérateurs silencieux. C'était la troisième fois ce mois-ci que Cuba était privée d'électricité. L'Union cubaine de l'électricité a pointé du doigt un générateur en panne dans une centrale vieillissante de Camagüey, mais le véritable coupable est plus profond. L'île a passé trois mois sans pétrole étranger, pressée par les menaces de tarifs douaniers américains qui étouffent les importations de carburant. L'effondrement du réseau électrique et l'isolement économique ont plongé toute une population dans l'obscurité.

Si l'on regarde de plus près, les signaux d'alarme sont tout aussi forts. Les opérateurs de réseaux nord-américains ont lancé leur plus grande alerte, car les centres de données d'IA dévorent les capacités. Un opérateur régional nous avertit que nous pourrions être confrontés à une pénurie de 60 gigawatts d'ici à 2027. Pendant ce temps, les travailleurs fédéraux du ministère de la sécurité intérieure survivent à une fermeture de 68 jours, voyant la FEMA reporter les formations d'urgence et la TSA retarder des mises à niveau essentielles, tandis que les politiciens marchandent sur de maigres projets de loi de finances. Les machines qui permettent à notre pays de fonctionner rouillent sous la pression des entreprises et la négligence des politiques.

Pour les familles de travailleurs, une panne d'électricité n'est jamais un échec politique abstrait. Elle est synonyme de produits alimentaires avariés, d'opérations chirurgicales annulées et d'équipes perdues à l'usine. Lorsque les lumières s'éteignent, c'est le travailleur horaire qui est le plus durement touché. Il ne peut pas pointer sans électricité et n'a pas les moyens de s'offrir un générateur de secours alors que son salaire est déjà très bas. Nous observons les entreprises technologiques négocier des connexions prioritaires au réseau, tandis que les infirmières rationnent les fournitures et que les premiers intervenants manquent les exercices obligatoires. Le fardeau glisse toujours vers le bas.

Cuba accuse un blocus extérieur et des turbines vieillissantes. Washington pointe du doigt le problème tout en laissant les infrastructures se dégrader. Ces deux scénarios ne tiennent pas compte des personnes qui assurent l'éclairage et l'ouverture des hôpitaux. La fiabilité du réseau n'est pas un sujet de discussion partisan. C'est la différence entre un quartier qui fonctionne et un autre qui est bloqué. Nous investissons des milliards dans des fermes de serveurs et des manœuvres politiques tout en ignorant les lignes de transmission, les centrales électriques et les réseaux d'urgence dont les Américains ordinaires dépendent chaque jour.

L'électricité ne se préoccupera pas de savoir quel parti détient la majorité lorsque le prochain transformateur explosera ou que la prochaine vague de chaleur atteindra son apogée. Si nous continuons à traiter le réseau comme un service public et une monnaie d'échange politique au lieu d'une nécessité publique, combien de temps faudra-t-il avant que l'obscurité ne devienne la nouvelle normalité ?.

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